Samsung SmartThings change de visage sur Android et donne enfin davantage de liberté pour composer son écran d’accueil. Cartes redimensionnables, appareils favoris accessibles d’un geste, routines mises en avant : la refonte ne se contente pas de rafraîchir l’interface utilisateur, elle rend le pilotage de la maison connectée plus direct. Le déploiement Android arrive deux jours après la version destinée à l’iPhone, un calendrier qui a de quoi surprendre les propriétaires de Galaxy.
La nouvelle organisation répond à un usage très concret : quand les ampoules, le téléviseur, les prises et l’aspirateur robot passent par la même application mobile, retrouver la bonne commande ne devrait pas ressembler à une chasse au trésor. Samsung mise donc sur des vignettes plus compactes, une barre de navigation flottante et une personnalisation poussée de l’accueil. Voici ce qui change, et comment en tirer parti sans transformer le contrôle de la domotique en projet du week-end.
Samsung SmartThings sur Android : une interface repensée pour la domotique
La mise à jour de SmartThings apporte sur Android une présentation plus dense et plus facile à adapter aux habitudes du foyer. Repérée sur la version 1.8.51.30, elle rapproche l’expérience Android de celle déjà proposée sur iPhone. Le déploiement se fait progressivement par le Google Play Store et le Galaxy Store : l’absence immédiate des nouveautés sur un téléphone ne signifie donc pas forcément qu’il y a un problème.
Le changement se remarque dès l’ouverture. Les appareils et les routines apparaissent sous forme de cartes plus compactes, tandis que la barre de navigation flotte au-dessus du contenu plutôt que de prendre sa place comme un bloc fixe. L’écran paraît moins encombré, mais affiche davantage d’informations utiles. Pour une famille qui commande plusieurs lampes et prises depuis le même espace, cette densité réduit les allers-retours entre les pages.
Le cœur de l’amélioration tient à la manière dont ces cartes se manipulent. Il devient possible de les déplacer et de modifier leur taille afin de réserver davantage d’espace aux appareils consultés plusieurs fois par jour. Une grande carte peut, par exemple, servir au téléviseur du salon, tandis qu’une vignette plus discrète suffit pour une prise rarement utilisée.
Les commandes courantes sont également plus immédiates. Une pression sur l’icône d’une carte peut allumer ou éteindre un appareil, ou déclencher la routine qui lui est associée, sans ouvrir sa fiche détaillée. Dans une entrée, cette différence compte : le scénario « Je pars » peut couper les lumières et activer certains équipements d’un seul geste, au lieu de demander plusieurs manipulations.
La refonte concerne donc autant la vitesse d’accès que l’apparence. Une interface plus lisible peut éviter les erreurs, en particulier quand plusieurs membres du foyer utilisent l’application mobile avec des besoins différents. L’objectif n’est pas d’ajouter des commandes pour le plaisir, mais de faire remonter les fonctions vraiment utiles. Sur un système domotique, quelques secondes gagnées à chaque interaction finissent par rendre les automatisations plus naturelles.

Réorganiser l’écran d’accueil SmartThings selon les usages du foyer
La personnalisation prend tout son sens quand l’écran d’accueil reflète la vie réelle plutôt qu’un inventaire complet des objets connectés. Dans un appartement, les commandes les plus sollicitées peuvent être l’éclairage de la pièce principale, le thermostat et la télévision. Une maison avec plusieurs étages gagnera plutôt à mettre en avant les appareils de chaque zone et les routines de départ ou de coucher.
Un exemple simple : dans le logement de Claire et Malik, la routine du matin ouvre les stores et allume une lampe dans la cuisine. En plaçant la carte de cette routine près du haut de l’écran, ils la retrouvent sans parcourir les autres appareils. Les commandes moins fréquentes, comme une prise utilisée pour les décorations saisonnières, peuvent rester plus petites ou descendre plus bas.
Le bandeau supérieur ajoute la météo et des suggestions de routines, tandis qu’une section Favoris rassemble les appareils épinglés. Ce choix rapproche des informations différentes, mais complémentaires : la météo peut aider à décider d’ouvrir les stores, et un favori donne accès directement à une lampe ou à un aspirateur robot. L’écran devient ainsi un tableau de bord plutôt qu’une simple liste.
Des cartes faciles à lire, même quand les appareils se multiplient
Pour obtenir une organisation claire, mieux vaut donner une fonction précise à chaque zone de l’accueil. Les Favoris peuvent accueillir les commandes quotidiennes, tandis que les onglets Accueil et Appareils permettent de retrouver les équipements moins utilisés. Cette séparation évite de remplir la première page avec chaque ampoule du logement (une tentation fréquente quand tout vient d’être connecté).
La taille des cartes aide aussi à distinguer les usages. Une commande de chauffage mérite une place bien visible, surtout si elle sert à ajuster le confort avant le retour des occupants. Une lampe d’appoint peut se contenter d’une vignette réduite. Pour une personne qui pilote la maison depuis son téléphone en déplacement, une disposition simple diminue le risque de sélectionner le mauvais équipement.
Cette liberté n’impose pas de bouleverser toute l’installation. Il est possible de réorganiser progressivement l’accueil, puis d’observer si les commandes principales sont réellement plus faciles à atteindre. L’interface doit suivre les gestes du quotidien, et non l’inverse : c’est le meilleur test pour savoir si la nouvelle disposition apporte un vrai bénéfice.
Routines et commandes rapides : moins de gestes pour piloter les appareils
Les routines donnent une dimension pratique à une maison connectée, car elles coordonnent plusieurs appareils au lieu de les faire fonctionner séparément. Dans SmartThings, les suggestions affichées en haut de l’accueil peuvent rappeler des scénarios pertinents, tandis que les cartes rendent leur activation plus directe. Le gain se mesure surtout dans les moments pressés : quitter le logement, rentrer les bras chargés ou préparer la soirée.
Imaginons un appartement où une routine du soir baisse l’éclairage, éteint les prises non essentielles et lance le téléviseur. Si elle est accessible depuis une carte bien placée, elle demande moins d’efforts qu’une succession de commandes individuelles. Une autre routine peut éteindre les lumières et vérifier certains appareils au moment du départ. L’automatisation ne remplace pas le jugement des occupants, mais elle évite les oublis ordinaires.
La commande directe depuis une carte est également utile pour les actions isolées. Une pression suffit pour couper une lampe oubliée ou mettre en marche un équipement, sans ouvrir l’ensemble des réglages. Les paramètres détaillés restent disponibles lorsqu’il faut ajuster une programmation, mais ils n’interrompent plus les gestes simples. Cette hiérarchie entre action immédiate et réglage avancé rend l’interface plus accessible aux nouveaux utilisateurs.
Un confort qui dépend aussi du bon réglage
Une routine efficace doit correspondre aux habitudes du foyer. Programmer un éclairage automatique à une heure fixe peut être pratique pour des horaires réguliers, mais moins adapté à une famille dont les journées varient. Il vaut alors mieux privilégier une commande facile à lancer ou associer le scénario à des conditions disponibles dans l’installation, en vérifiant soigneusement les réglages de chaque appareil.
Le contrôle centralisé peut aussi éviter des consommations inutiles, notamment si des prises connectées coupent certains équipements en veille. Les économies dépendent toutefois du matériel, des usages et des réglages : une carte mieux placée ne réduit pas à elle seule la facture. Elle facilite plutôt l’accès aux commandes qui permettent de gérer l’énergie de façon cohérente, sans prétendre remplacer une bonne isolation ou un équipement efficace.
Pour approfondir les possibilités de scénarios, les automatisations dans une maison pilotée par SmartThings montrent comment coordonner des actions simples sans multiplier les manipulations. L’essentiel est de commencer par une routine utile, puis de vérifier qu’elle fonctionne bien pour tous les occupants avant d’en ajouter d’autres.
Compatibilité Matter et appareils intelligents : une maison plus cohérente
L’intérêt d’une application domotique centralisée dépend aussi des produits qu’elle peut piloter. Avec l’évolution des standards, dont Matter 1.6 mentionné dans les données de cette refonte, le choix d’appareils compatibles s’élargit. SmartThings sert alors de point de contrôle pour des équipements de différentes catégories, sous réserve que chaque modèle, sa connexion et son intégration soient pris en charge.
Samsung a également étendu les produits disponibles dans son écosystème, avec vingt-cinq appareils IKEA intégrés nativement selon les informations communiquées pour cette évolution. Pour un logement déjà équipé de prises ou de lumières de cette marque, une intégration directe peut simplifier la configuration et le suivi. Avant l’achat, il reste prudent de vérifier la compatibilité précise du modèle et les fonctions réellement accessibles dans l’application.
Un hub compatible peut jouer un rôle utile lorsque plusieurs technologies cohabitent. Il centralise certains échanges et permet d’envisager des automatisations entre appareils, mais ne rend pas automatiquement chaque produit compatible avec toutes les fonctions. La page consacrée au hub Samsung SmartThings et à Matter apporte des repères sur cette articulation entre plateforme, passerelle et objets connectés.
Vérifier l’installation avant de déplacer toutes les commandes
Une interface bien rangée ne résout pas une connexion instable. Si une ampoule répond avec retard ou si un aspirateur robot disparaît régulièrement, il faut examiner le réseau, l’alimentation et la configuration de l’appareil avant de modifier l’écran d’accueil. Dans un logement aux murs épais, le placement du routeur ou du hub peut influer sur la fiabilité, tandis qu’un appareil ancien peut présenter des fonctions plus limitées.
La compatibilité compte également pour les routines. Une commande qui allume une lampe peut fonctionner, alors qu’une option plus poussée, comme régler une couleur ou une intensité précise, dépend du produit et de son intégration. En gardant des attentes réalistes, les occupants évitent de bâtir leur organisation sur une fonction indisponible. Les détails techniques ne sont pas toujours visibles au premier coup d’œil, mais ils déterminent l’expérience au quotidien.
SmartThings gagne donc à être pensée comme un centre de coordination, pas comme une promesse universelle. Avant d’ajouter un nouvel appareil, il est utile de vérifier son standard, les prérequis de connexion et les actions offertes dans l’application. Une installation cohérente rend ensuite les cartes et les routines réellement fiables : la meilleure interface reste celle qui commande des équipements qui répondent au bon moment.
Déploiement Android et télécommande TV : ce qu’il faut vérifier
La nouvelle version arrive par vagues sur Android, depuis le Google Play Store ou le Galaxy Store. Comme les mises à jour ne sont pas toujours visibles au même instant pour tous les appareils, il peut être nécessaire de consulter les deux boutiques et de vérifier si une version plus récente est proposée. Le fait que les utilisateurs d’iPhone aient reçu la refonte deux jours avant les possesseurs de Galaxy a surtout surpris par le calendrier, pas par les fonctions annoncées.
Après installation, l’accueil peut demander quelques ajustements pour afficher les nouvelles cartes comme souhaité. Les Favoris méritent d’être revus, les dimensions des vignettes peuvent être adaptées et les routines utiles placées à portée de doigt. Mieux vaut procéder par petites étapes : déplacer un appareil, tester la navigation pendant quelques jours, puis affiner. Cette méthode évite de perdre ses repères en réorganisant toute la maison en une fois.
La télécommande TV intégrée à SmartThings reçoit elle aussi un thème clair et des options de taille et de position. Dans un salon où le téléphone sert déjà à gérer les lumières et le téléviseur, la commande à l’écran peut être plus pratique que de chercher une télécommande physique entre les coussins. Il reste toutefois préférable de conserver la télécommande habituelle à portée de main pour les fonctions ou les appareils qui ne sont pas intégrés.
Une interface plus pratique, sans complexifier le foyer
Pour évaluer la refonte, un test très simple suffit : les personnes qui utilisent le logement trouvent-elles plus vite les trois commandes dont elles ont besoin ? Si la réponse est oui, la nouvelle organisation remplit son rôle. Si l’accueil devient trop chargé, il faut retirer des favoris et réserver les cartes principales aux usages fréquents, plutôt que d’essayer de tout afficher simultanément.
Dans une installation familiale, cette lisibilité réduit les hésitations. Un parent peut lancer une routine avant le coucher, un adolescent commander l’éclairage de sa chambre et un visiteur comprendre rapidement comment allumer la lampe du séjour, à condition que les noms et les commandes soient compréhensibles. Une interface accessible se construit aussi avec des intitulés clairs et des habitudes partagées, pas uniquement avec des options graphiques.
La refonte de Samsung SmartThings met ainsi l’accent sur une idée concrète : les appareils intelligents sont plus utiles quand leurs commandes se trouvent au bon endroit. Entre cartes ajustables, Favoris, suggestions de routines et télécommande TV remaniée, chaque foyer peut façonner un tableau de bord à son rythme. Pour compléter les réglages, cette démonstration vidéo permet de visualiser les principales possibilités de l’application.
Installateur domotique passionné de 30 ans, je me spécialise dans la création de solutions intelligentes pour faciliter votre quotidien. Mon expérience me permet de vous accompagner dans vos projets de modernisation de votre habitat.